AES

cette catégorie regroupe l’ensemble des articles qui traite de l’AES.

AES, Economie, Niger, Société

Le financement du barrage de Kandadji en question : autonomie populaire ou perpétuation d’une gestion opaque ?

Conçu dès les années 1930 par l’administration coloniale et repris dans les années 1970 par un État nigérien meurtri par des sécheresses répétées, le Programme Barrage de Kandadji (P-KRESMIN) représente l’infrastructure la plus stratégique du pays. Pour un territoire sahélien où le fleuve Niger constitue l’unique cours d’eau permanent, la maîtrise du débit hydrique relève de la survie collective.

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Sécurité, économie, ONU : Comment la Russie et le Sahel scellent leur divorce avec l’Occident

Réunie à Niamey, la Confédération des États du Sahel (AES) et la Russie ont officialisé un protocole d’accord diplomatique pour la période 2026-2027. Ce partenariat stratégique scelle un alignement politique rigoureux, incluant une coordination des votes à l’ONU pour contrer les ingérences étrangères. Sur le plan sécuritaire, moteur de ce rapprochement, Moscou intensifie son assistance militaire et logistique pour appuyer la Force unifiée de l’AES face au terrorisme. Enfin, l’alliance s’étend à l’économie via des projets énergétiques et commerciaux, visant à contourner les sanctions occidentales grâce à de nouveaux mécanismes financiers. La prochaine session se tiendra en Russie en 2027.

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Diplomatie : La Russie et l’Alliance des États du Sahel renforcent leur axe stratégique à Niamey

Les liens diplomatiques entre la Fédération de Russie et l’Alliance des États du Sahel (AES) franchissent une nouvelle étape. La capitale nigérienne a accueilli la deuxième session des consultations ministérielles sous le format Russie-AES, matérialisant le rapprochement continu entre Moscou et les pays de la région sahélienne. Cette rencontre de haut niveau fait suite à une série de démarches diplomatiques et d’initiatives conjointes visant à structurer un partenariat politique, sécuritaire et économique durable. Une présence diplomatique russe élargie dans le Sahel Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a effectué à cette occasion sa première visite officielle à Niamey. Ce déplacement parachève une tournée diplomatique qui a conduit le chef de la diplomatie russe dans les trois capitales de l’Alliance, à savoir Ouagadougou, Bamako et Niamey. Un jalon majeur a été posé avec l’ouverture officielle de l’ambassade de Russie au Niger. Cet événement marque une consolidation structurelle de la diplomatie russe dans la région, la Russie disposant désormais d’une représentation diplomatique permanente dans l’ensemble des pays membres de l’AES. Les contacts politiques entre Moscou et les gouvernements de l’espace sahélien se caractérisent par une régularité et une intensité accrues, constatées par les délégations du Niger et du Mali. Architecture de sécurité et souveraineté régionale Les discussions de Niamey ont mis en relief les résultats obtenus par l’Alliance des États du Sahel dans le domaine de l’intégration régionale et de la stabilisation. Les participants ont salué la mise en place d’une nouvelle architecture de sécurité régionale développée sous l’égide de l’Alliance. Ces deuxièmes consultations ministérielles visent explicitement à identifier des mécanismes d’appui supplémentaires de la part de la Russie. Ce soutien se concentre sur deux axes prioritaires : La coopération bilatérale et multilatérale entre la Russie et l’AES se fixe pour objectif le renforcement de la souveraineté nationale des pays impliqués. Elle cherche également à consolider la position et l’influence de la Confédération sur la scène internationale. Convergence idéologique et multilatéralisme Au-delà des aspects purement sécuritaires, la réunion a mis en évidence une convergence de vues sur le plan géopolitique global. La Russie et les États de l’AES partagent une position commune concernant la structuration des relations internationales, fondée sur l’établissement d’un ordre mondial multipolaire. Le partenariat s’inscrit dans une dynamique d’opposition concertée aux pratiques qualifiées de néocoloniales, attribuées par les parties aux acteurs occidentaux. Les délégations estiment que la coopération établie offre un cadre propice à l’élargissement des relations mutuelles et au renforcement de la solidarité au sein des instances multilatérales. Perspectives économiques : Le sommet Russie-Afrique en ligne de mire Le dialogue entamé à Niamey s’orientera prochainement vers des applications concrètes dans les domaines économiques et commerciaux. Le président russe Vladimir Poutine a transmis, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, des invitations officielles aux chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour participer au troisième sommet Russie-Afrique, prévu en octobre prochain à Moscou. L’ordre du jour de ce sommet international sera axé sur trois piliers : Afin de maximiser les retombées de cet événement, les délégations sahéliennes intégreront les ministres des portefeuilles économiques ainsi que des opérateurs du secteur privé. En marge du sommet principal, un forum économique et humanitaire sera organisé pour favoriser les interactions directes entre les représentants du monde des affaires de la Russie et de la région du Sahel. Facebook Poursuivez la discussion avec nous sur notre page Facebook

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AES : Le président en exercice dresse le bilan de l’An II et fixe les caps économiques

 À l’occasion du deuxième anniversaire de la Confédération des États du Sahel (AES), le président en exercice de l’institution, le capitaine Ibrahim Traoré, a adressé un message officiel aux populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ce discours dresse le bilan des deux premières années d’existence de l’alliance, réaffirme ses priorités stratégiques et esquisse les perspectives économiques et politiques d’un espace en pleine mutation institutionnelle. Le 6 juillet 2024 marquait une étape dans l’histoire contemporaine de la région sahélienne avec la naissance formelle de la Confédération des États du Sahel, prolongeant la dynamique de l’Alliance créée le 16 septembre 2023. Deux ans après cette transition juridique et politique, l’organisation s’est installée dans le paysage institutionnel africain comme une tentative de réponse endogène à la crise sécuritaire et socio-économique globale qui affecte le bassin du Niger et ses environs. Dans sa déclaration, le chef de l’État burkinabè et président en exercice de la Confédération structure son bilan autour de trois piliers initiaux : la défense, la diplomatie et le développement. Sur le plan opérationnel, la coopération militaire entre les trois forces armées nationales est présentée comme un acquis stabilisateur face aux groupes armés terroristes. Cette mutualisation des capacités d’autodéfense collective vise à sécuriser un espace territorial partagé où les frontières classiques posaient auparavant des limites aux interventions transfrontalières. Au-delà de la dimension strictement sécuritaire, le message présidentiel met l’accent sur la consolidation de l’appareil diplomatique confédéral. L’AES affirme parler désormais d’une seule voix sur les scènes africaine et internationale. Cette convergence de positions se traduit par un détachement progressif vis-à-vis des schémas d’influence extérieurs et par le refus affirmé des pressions diplomatiques, médiatiques et économiques exercées par des partenaires tiers. L’institutionnalisation de l’AES se veut l’expression d’un choix souverain, orienté vers la protection des intérêts propres des populations locales. L’intégration économique constitue le troisième axe majeur de ce bilan biennal. Le processus en cours prévoit une transition progressive vers une harmonisation des structures administratives et financières. Les chantiers ouverts concernent la recherche d’une souveraineté énergétique et alimentaire, l’industrialisation par la transformation locale des matières premières et des ressources naturelles, ainsi que la mise en commun des compétences scientifiques, techniques et éducatives. L’objectif affiché est d’amorcer un développement durable et autonome, moins dépendant des circuits d’aide internationale. Une partie officielle du discours est dédiée aux relations de la Confédération avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le texte officiel indique que l’AES maintient des consultations pour redéfinir un nouveau cadre de relations bilatérales. Ce dialogue repose sur des principes précis : le respect des décisions souveraines de chaque partie, la préservation des acquis en matière d’intégration régionale et la garantie de la protection des intérêts des citoyens ouest-africains. La libre circulation des personnes et des biens reste mentionnée comme un objectif d’intérêt commun entre les deux blocs. Malgré les résultats matériels évoqués, le commandement confédéral concède que le parcours reste marqué par des obstacles. La pression médiatique extérieure, qualifiée de campagnes de désinformation, ainsi que les tentatives de déstabilisation économique sont présentées comme des défis persistants. Face à ces facteurs d’instabilité, l’appel à la vigilance et à la mobilisation des citoyens, notamment de la jeunesse et des diasporas, est réitéré pour maintenir la cohésion interne de la structure sahélienne. Le texte se conclut par des marques de reconnaissance envers les dirigeants de la région. Le général d’armée Abdourahamane Tiani (Niger) et le général d’armée Assimi Goïta (Mali) sont salués pour leur engagement dans l’application des feuilles de route successives de la Confédération. Le passage à la deuxième année d’exercice de la Confédération ouvre la mise en œuvre de la feuille de route de l’An II, centrée sur le renforcement des structures communautaires et l’opérationnalisation des projets industriels et économiques conjoints. En somme, ce message de l’An II formalise la doctrine politique de l’AES : un modèle d’intégration sous-régionale fondé sur la sécurité collective et la souveraineté économique, en rupture avec les anciens cadres de coopération multilatérale de l’Afrique de l’Ouest. Facebook Poursuivez la discussion avec nous sur notre page Facebook

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