Le ministère malien de l’Industrie et du Commerce a réuni les acteurs de la filière bétail-viande afin d’examiner la hausse du prix de la viande. Les participants ont avancé plusieurs explications, de l’insécurité aux coûts de transport et d’aliment du bétail, sans qu’une série nationale de prix ait été publiée dans le compte rendu consulté.
Le gouvernement malien a ouvert des concertations avec les professionnels de la filière bétail-viande au sujet de la hausse du prix de la viande. Selon l’Agence malienne de presse et de publicité, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré les acteurs de la filière à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali. La réunion devait établir un diagnostic et dégager des mesures susceptibles d’agir sur les prix. L’article de l’AMAP rapporte que le ministre et les professionnels ont cité plusieurs facteurs : insécurité dans des bassins d’élevage, difficultés de mobilité pastorale, vols de bétail, coûts de transport, prélèvements informels, pertes en cours de route, hausse du prix de l’aliment du bétail et des hydrocarbures, désorganisation des marchés et importance des exportations. Ces éléments sont des explications avancées lors de la concertation. Le compte rendu ne fournit pas de données permettant de mesurer le poids de chacun dans le prix final. Il ne publie pas non plus de série nationale comparant les prix selon les villes, les morceaux, les périodes ou les catégories de viande. Il serait donc prématuré de présenter l’une de ces causes comme démontrée à elle seule. Parmi les pistes évoquées figurent le renforcement de la sécurité dans les zones de production et sur les axes, l’ouverture et la sécurisation de marchés à bétail, le soutien au coût de l’aliment et une interdiction de son exportation. Ces propositions n’équivalent pas à des décisions déjà adoptées. Leurs modalités budgétaires, juridiques et opérationnelles ne sont pas précisées. Le président de la filière bétail-viande, Mamoudou Abdoulaye Diallo, est cité parmi les participants. Selon l’AMAP, les acteurs doivent se retrouver une semaine plus tard pour approfondir les propositions et examiner les conditions de leur mise en œuvre. La suite des concertations devra préciser le diagnostic chiffré, les mesures retenues et leur effet attendu. Elle devra aussi distinguer les prix de gros, de détail et du bétail sur pied. Sans ces données, la réunion marque surtout l’ouverture d’un processus de discussion face à une hausse reconnue par les participants.


