Énergie
Les ministres nigériens du Pétrole et du Commerce ont inspecté, mercredi 21 octobre, le dépôt d’hydrocarbures de Sorey, près de Niamey, alors que les files d’attente persistent devant des stations-service. Ils ont demandé l’application d’un planning hebdomadaire de livraison. Les volumes réellement accessibles à la pompe et le délai d’un retour à la normale restent toutefois à établir.
Les autorités nigériennes ont demandé à la Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et aux promoteurs de stations-service de respecter un plan d’approvisionnement destiné à réduire les files d’attente. Cette instruction a été donnée lors d’une visite effectuée le 21 octobre 2026 au dépôt de Sorey par le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, et son homologue du Commerce, Abdoulaye Seydou.
Selon le compte rendu de l’Agence nigérienne de presse, les deux ministres ont rencontré la directrice générale de la SONIDEP, Oumar Fatimata Marafa, ainsi que plusieurs responsables de l’entreprise. Les échanges ont porté sur les retards de livraison aux stations malgré l’existence d’un planning hebdomadaire.
Des quotas à retirer au dépôt de Sorey
La direction générale de la SONIDEP a demandé aux promoteurs de stations de venir retirer leurs quotas au dépôt et d’approvisionner leurs points de vente. Cette consigne relève d’une instruction de l’entreprise rapportée par l’ANP ; la dépêche ne fournit ni la liste des stations concernées ni les quantités attribuées à chacune.
Le compte rendu indique également que les orientations arrêtées lors d’une rencontre tenue le 19 octobre avec les promoteurs doivent être appliquées. Les autorités estiment que ce dispositif devrait contribuer à résorber les files. Cette amélioration demeure, à ce stade, un résultat attendu : aucune série d’observations, aucun relevé de livraison et aucun calendrier de retour à la normale n’accompagnent l’annonce.
Le ministre du Commerce a appelé les agents de la SONIDEP et les exploitants à s’impliquer davantage. D’après l’ANP, une permanence a été instituée pour faciliter les livraisons pendant la fermeture des stations, de 21 heures à 6 heures. L’objectif annoncé est que les points de vente puissent servir les consommateurs dès leur ouverture.
Un volume quotidien annoncé, sans ventilation publique
La dépêche fait état de près de 1,15 million de litres livrés quotidiennement. Elle ne précise toutefois ni la période couverte par ce chiffre, ni sa ventilation par produit et par localité, ni la méthode de comptabilisation. Ce volume doit donc rester attribué au compte rendu officiel tant que les relevés de sortie du dépôt et les bordereaux de livraison ne sont pas disponibles.
Hamadou Tini a déclaré que la situation observée devant les stations devait cesser. Il a également affirmé que le stock était disponible et que des citernes continuaient d’arriver à Sorey. Cette déclaration confirme la position du ministre ; elle ne permet pas, à elle seule, d’établir le niveau exact des réserves, la régularité des enlèvements ou la quantité effectivement vendue aux automobilistes.
L’enjeu se situe précisément entre disponibilité annoncée au dépôt et disponibilité réelle à la pompe. Des files peuvent persister même si des stocks existent, notamment lorsque les enlèvements, le transport ou la répartition entre stations ne suivent pas le rythme prévu. La source consultée ne permet pas d’identifier lequel de ces facteurs est déterminant dans la situation actuelle.
Les indicateurs à suivre
Pour mesurer l’effet du plan, plusieurs données restent nécessaires : volumes sortis quotidiennement de Sorey, nombre de citernes chargées, stations livrées, horaires d’ouverture et évolution datée des files dans plusieurs quartiers de Niamey. Il faudra également établir les mécanismes de contrôle prévus et les suites éventuelles en cas de non-respect du planning.
En l’état, la visite du 21 octobre et les instructions adressées à la SONIDEP et aux stations sont documentées. La disponibilité des stocks, le niveau des livraisons et la fin prochaine des files demeurent des affirmations à vérifier par des données opérationnelles et des constats indépendants.


