Le Burkina Faso obtient le score de 40 points sur 100 à l’IPC 2025, occupant le 84e rang mondial. Cette position, la première au sein de la confédération sahélienne, s’appuie sur les interventions de l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Le rapport général d'activités, publié par le contrôleur général Lassané Compaoré, documente des pertes financières estimées à 44,4 milliards de francs CFA au titre de l'exercice 2023. Les investigations ciblent des entités publiques majeures comme la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG) et le Fonds de soutien patriotique. L'organisme de contrôle comptabilise un préjudice direct de 30 milliards de francs CFA pour le Trésor public, dont 25,3 milliards relèvent d'infractions pénales. Vingt-et-un dossiers d’enquêtes ont été transférés aux parquets spécialisés de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, impliquant d'anciens ministres, des magistrats et des cadres de l'administration. Le secteur de l’aide humanitaire fait également l’objet d’une surveillance accrue par les organisations civiles, notamment le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). Les délimitations de ce contrôle se traduisent par des sanctions judiciaires lourdes. Un gestionnaire de comptes du ministère de l’Action humanitaire a écopé d'une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour le détournement de plus de 3 milliards de francs CFA. Saisissez ici votre paragraphe
Le Niger enregistre une baisse de 3 points, s'établissant à 31 points sur 100 à l'IPC 2025 pour occuper le 124e rang mondial. Ce recul coïncide avec la mise en place de la Commission de lutte contre la délinquance économique, financière et fiscale (COLDEFF), un organe d'exception instauré par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). En août 2025, cette commission déclarait avoir récupéré 63 milliards de francs CFA. L'action unilatérale de cette structure engendre des conflits avec les professionnels du droit. L'Ordre des avocats et le Syndicat autonome des magistrats du Niger (SAMAN) contestent la légitimité de l'institution, dénonçant l'absence de contrôle judiciaire et l'interdiction de l'assistance des conseils lors des auditions. En réponse à cette opposition, l'exécutif a prononcé par décret la dissolution des organisations syndicales du secteur en août 2025, accentuant la dégradation des notes internationales du pays. L’évolution de l’espace AES met en évidence deux approches distinctes. Le Burkina Faso et le Mali maintiennent des cadres administratifs et sectoriels, tandis que le Niger privilégie une répression directe. Ces réformes renforcent les budgets étatiques à court terme, mais la pérennité du modèle dépend de la préservation d'un équilibre institutionnel. Par l'Agence de Presse SahélienneSaisissez ici votre paragraphe


