Le ministre nigérien de l’Énergie a visité, le 7 octobre, la centrale NIGELEC de Toudou et le chantier de la centrale hybride d’Agadez. Les autorités font état d’une reprise et d’une accélération des travaux, sans communiquer de calendrier actualisé, de taux d’avancement ni de date de mise en service.
Le chantier de la centrale hybride d’Agadez a repris, selon un compte rendu publié le 7 octobre 2026 par l’Agence nigérienne de presse. Le ministre de l’Énergie, le colonel Alzouma Seyni, s’est rendu sur le site situé dans la zone de Fonds Telwa, sur l’axe Agadez-Arlit, après une visite de la centrale NIGELEC de Toudou. L’ANP rapporte une « reprise effective » et une accélération des travaux. Cette information établit la déclaration des autorités à l’issue de l’inspection. Le compte rendu ne fournit toutefois ni taux d’avancement, ni nouvelle échéance contractuelle, ni date prévisionnelle de mise en service. Il ne permet donc pas encore d’évaluer l’ampleur du retard éventuel ou le rythme réel du chantier. Le projet est conçu comme une installation combinant production solaire, groupes thermiques et stockage. La fiche officielle publiée par NIGELEC indique une puissance solaire de 18,9 MWc, une composante diesel de 7,96 MW et un système de batteries de 3,5 MVA. Elle mentionne une convention d’un montant de 33,65 millions d’euros. Ces caractéristiques sont celles de la fiche de projet consultée. Le compte rendu de la visite ministérielle ne les actualise pas. Un document national de planification énergétique mentionne, pour sa part, environ 19 MWc de solaire et 6 MW de diesel. Cette différence doit être clarifiée avant de présenter une configuration définitive. Le ministre a également annoncé, selon l’ANP, l’acquisition prochaine de groupes électrogènes de grande capacité destinés à renforcer les moyens de production existants de NIGELEC. Aucun nombre d’unités, aucune puissance totale, aucun coût et aucun calendrier d’installation ne sont précisés dans l’article. La visite intervient alors que l’approvisionnement électrique d’Agadez dépend de moyens locaux de production. La future centrale hybride doit diversifier cette production en associant énergie solaire, secours thermique et stockage. Ses effets sur la continuité du service ne pourront toutefois être appréciés qu’après la fin des travaux, les essais et la mise en exploitation. À ce stade, le fait principal est donc la reprise annoncée du chantier. Les capacités techniques proviennent de documents de projet antérieurs ou distincts, tandis que le calendrier actualisé et le niveau d’exécution restent à documenter.


