Industrie
Deux entreprises ont obtenu le bénéfice du régime conventionnel du Code des investissements pour des projets industriels dans les régions de Tillabéri et de Tahoua. Les montants annoncés dépassent ensemble 10,1 milliards de FCFA et les promoteurs prévoient 236 emplois permanents.
Les informations figurent dans le communiqué n° 012/CM/2026 du Conseil des ministres du 9 octobre 2026. Elles décrivent des engagements d’investissement et d’emploi associés aux projets. Elles ne permettent pas encore de conclure que les unités sont achevées, que les capitaux ont été intégralement dépensés ou que les emplois ont déjà été créés.
Matelas et produits plastiques à Hamdallaye
GSI SARL bénéficie du régime conventionnel pour une activité de production de matelas haut de gamme, de produits plastiques et de nattes en mousse à Hamdallaye, dans le département de Kollo, région de Tillabéri.
Selon le communiqué gouvernemental, la société prévoit d’investir 2 548 056 828 FCFA sur fonds propres. Le projet est associé à un engagement de 102 emplois permanents, auxquels s’ajouteraient plusieurs emplois temporaires dont le nombre n’est pas précisé.
Le document ne détaille ni la capacité de production, ni le calendrier de réalisation, ni l’origine des équipements et des matières premières. Il ne chiffre pas non plus la part de la production qui pourrait se substituer à des importations. Cet effet reste donc un objectif économique à évaluer après le démarrage effectif de l’unité.
Une unité de chaux à Keita
HASKE INTERNATIONAL SARL bénéficie du même régime pour une unité de production de chaux vive, de chaux hydratée et de calcaire concassé à Keita, dans la région de Tahoua.
Le montant annoncé est d’environ 7,586 milliards de FCFA. La société prévoit 134 emplois permanents et plusieurs emplois temporaires, là encore sans calendrier ni décompte détaillé dans le communiqué.
Les produits cités peuvent alimenter différentes activités industrielles ou de construction, mais le document officiel ne précise pas les clients visés, les volumes de production, l’approvisionnement en matière première ou les autorisations techniques et environnementales associées au projet. Toute estimation de l’effet sur les importations ou les prix serait donc prématurée.
Des engagements à suivre
L’addition des deux montants annoncés atteint un peu plus de 10,13 milliards de FCFA. Les 236 emplois permanents correspondent à la somme des prévisions communiquées pour les deux sociétés.
Le recours au régime conventionnel du Code des investissements signifie que les projets ont obtenu un cadre d’accompagnement prévu par la législation. Le communiqué ne donne toutefois pas le contenu précis des conventions, les avantages consentis, les obligations de réalisation, ni les mécanismes de contrôle.
L’intérêt économique de ces projets dépendra de leur mise en œuvre effective : mobilisation des fonds, construction et équipement des unités, démarrage de la production, recrutement réel et respect des engagements conventionnels. Ces éléments devront être documentés au fil de l’exécution.


