Médias
L’Association des Fact-Checkers de la région de Dosso a lancé, le 8 octobre 2026, le projet « Dosso Info Sûre ». L’initiative doit se dérouler pendant vingt jours dans plusieurs quartiers de la commune urbaine et des villages environnants.
La cérémonie de lancement s’est tenue au gouvernorat de Dosso, selon l’Agence nigérienne de presse. Elle a réuni des autorités administratives, des responsables de médias, des leaders communautaires et religieux, des représentants de la société civile, des jeunes et des partenaires.
Des séances de sensibilisation annoncées
Le président de l’association, Hassane Moussa Yacouba, a déclaré que les activités porteront sur les mécanismes de vérification de l’information, la reconnaissance des infox, la distinction entre faits et opinions, ainsi que les risques liés aux discours de haine et au cyberharcèlement.
Le projet annonce aussi la création d’un mécanisme citoyen baptisé « Alerte Infox Dosso ». Celui-ci doit permettre aux habitants de signaler des contenus suspects afin qu’ils soient examinés par des fact-checkers. La source consultée ne précise pas le canal de signalement, les délais de traitement, les règles de protection des données ou la méthode utilisée pour publier les vérifications.
Le secrétaire général de la préfecture de Dosso, Ibrahim Abdou Tikiré, a présenté la diffusion rapide de rumeurs et de contenus manipulés sur les réseaux sociaux comme un risque pour la paix et la cohésion sociale. Il a appelé les citoyens, en particulier les jeunes, à vérifier les informations avant de les partager.
Ces déclarations décrivent les objectifs du projet. Elles ne démontrent pas encore son efficacité. Au moment du lancement, aucun résultat ne peut être attribué aux activités prévues.
Un impact à documenter après les activités
L’ANP ne fournit pas le budget du projet, le nom précis de ses financeurs, la liste des quartiers et villages ciblés, le nombre de bénéficiaires attendu ni les supports pédagogiques utilisés.
Pour évaluer l’initiative, il faudra connaître le nombre de séances organisées, le profil des participants, les contenus enseignés, le volume de signalements reçus et la manière dont les vérifications seront traitées et rendues publiques.
Une évaluation avant et après les activités permettrait aussi de mesurer si les participants reconnaissent mieux les contenus trompeurs et adoptent davantage le réflexe de vérification. En l’absence de tels indicateurs, « Dosso Info Sûre » doit être présenté comme un projet lancé, non comme une réponse dont l’impact est déjà établi.


